"Le sexe d'Allah" Martine GOZLAN [extrait]

CHAPITRE I

Les filles étaient si belles que le commentaire était venu tout naturellement sous sa plume : Mahomet aurait pu choisir pour femme l'une des candidates sublimes au titre de Miss Monde 2002 à Abuja, Nigeria. Isioma Daniel, journaliste au quotidien The Day, signa son papier sans y penser et s'en alla dormir. Le lendemain, 17 novembre, à peine le journal en kiosque : émeutes. Du chrétien trucidé à tout-va. Au coutelas ou au tison ardent. Des églises en feu. Des mosquées cramées en réplique. 220 morts, 1 300 blessés, 11 000 réfugiés. Une semaine d'abominations diverses. Le concours de Miss Monde noyé dans des flots d'hémoglobine. Les pin-ups de toute la planète claquant des dents dans leur palace-bunker avant d'être rapatriées d'urgence à Londres. L'opinion internationale hébétée. Le président nigérian sonné.
Et tout ça pourquoi ? Blasphème. Deux benoîtes colonnes dans un canard. Colonnes de feu. L'insensée plumitive a osé prêter à l'Envoyé de Dieu des désirs en belle et bonne chair de Miss Monde. Dans cette fédération nigériane où douze Etats du nord ont instauré la loi islamique, l'Oumma - la communauté des croyants - a vu rouge. Rouge sang. A mort les infidèles, même ceux qui ne lisent pas The Day, même les analphabètes ! Tous coupables ! Fatwa contre l'Isioma !
Elle a quitté le pays en douce. Les cadavres partaient en tombereaux à la morgue. Elle n'y était pour rien, la chroniqueuse. Mais elle avait touché à la hache, à la machette, à l'épée de Damoclès, au saint des saints, à l'alpha et l'oméga, bref à l'intouchable : le sexe du Prophète.
Mohamed Moubaïdine était content de son titre : " Aïcha dont le corps était préservé des mouches par Allah ". Un peu longuet mais poétique. Et surtout fidèle à la tradition. Extrait d'un hadith - un commentaire - consacré à la plus jeune et la plus aimée des femmes de Mahomet : Aïcha, " la petite rousse ", al Humayyira, épousée à l'âge de 9 ans alors qu'il avait largement dépassé la cinquantaine. Quelles furent exactement les relations entre Aïcha et son célébrissime mari ? C'était le sujet du papier que Moubaïdine, journaliste de l'hebdo jordanien Al Hilla (Le Croissant de lune), venait de boucler. On était en janvier 2003, en pleine crise irakienne, et les lecteurs d'Amman avaient besoin de se changer les idées. Il leur serait probablement agréable d'apprendre que la vigueur sexuelle du Prophète avait atteint, avec Aïcha, celle de quarante hommes. Peut-être, en musulmans pieux et lettrés, le savaient-ils déjà car le rédacteur citait les sources anciennes les plus autorisées : Tabari, Ibn Hisham, Boukhari, tous les grands biographes de Mahomet.
L'article parut le 14 janvier. Le lendemain : cyclone sur le standard du journal, menaces de mort par centaines, réunion de crise au Front d'action islamique, le principal parti d'opposition du pays. Fatwa. Arrestation du journaliste, du rédacteur en chef et du directeur général de l'hebdo. Inculpation par la Cour de sûreté de l'Etat pour " manque de respect à la famille du Prophète, atteinte au prestige de l'Etat jordanien, publication d'hérésies et de fausses rumeurs ". Suspension du journal. Mise au trou des trois condamnés. Quartier des criminels. Dehors, la fatwa du Front d'action islamique les déclare apostats. Autrement dit : morts en sursis. Le châtiment de ceux qui renient leur religion.
Le Front d'action islamique est l'ennemi juré du gouvernement jordanien. Pourtant, dans cette histoire de presse, d'Aïcha et de vigueur sexuelle prophétique, ils s'entendent pour la première fois comme larrons en foire. Le Front condamne virtuellement à mort, le régime expédie au cachot. Blasphème ! Le journaleux, heureusement libéré avec ses compagnons quelques mois plus tard, en tremble encore. Lui aussi avait frôlé l'irréparable en soufflant sur les braises d'un foyer hautement inflammable : la libido du messager d'Allah.
Ainsi, longtemps après que les ayatollahs de Téhéran ont officiellement renoncé à faire tuer Salman Rushdie, des affaires du même style éclatent régulièrement aux quatre coins des vastes horizons dominés par la foi islamique. Rappelons quel était le " crime " du romancier anglo-indien : avoir articulé une saga onirique autour de personnages manifestement inspirés de la vie de Mahomet et de celle de son harem. Avec, comme toile de fond, les " versets sataniques ". Ces phrases du Coran dans lesquelles le Prophète, provisoirement inspiré par le diable, reconnaît le caractère sacré des trois déesses femelles de la Mecque anté-islamique. Versets instantanément abrogés quelques lignes plus loin, mais qui suscitèrent de siècle en siècle une furieuse polémique chez les théologiens. Rushdie, avec sa verve picaresque, braquait donc les projecteurs sur deux tabous : le sérail - transformé en bordel - et les sulfureuses divinités féminines qui avaient eu l'outrecuidance historique de précéder Allah.
L'affaire Rushdie n'est pas finie. Même si la longue et atroce traque de l'écrivain a cessé, la chasse au blasphémateur durera tant que l'Islam sera tenaillé par l'angoisse du sexe. Tant qu'il refusera d'affronter son ambivalence. Celle d'une religion dont le Prophète a une vie amoureuse torride. Dont la juridiction consacre des milliers de pages au déroulement bon ou mauvais des problèmes d'alcôve. Dont la récompense suprême dans l'au-delà consiste à faire l'amour à perpétuité.
Les journalistes nigérians et jordaniens, comme Rushdie, leur alter ego, en ont pris pour leur grade parce qu'ils en savaient trop. Et parce qu'ils en parlaient trop.
Et pourtant ! le Coran est là-dessus très causant. La Sunna - la tradition islamique - volubile. Les biographes autorisés de Mahomet intarissables. Le sexe du Rassoul, l'envoyé de Dieu, mais aussi celui des croyants et des croyantes, occupe une place centrale dans un Islam aussi gaillard que guerrier.
A Médine, Mahomet qui, entre épouses et concubines, vit avec onze femmes en même temps, constitue pour la communauté musulmane naissante un modèle absolu en matière conjugale et érotique. Il est beau, il aime et est aimé. Depuis la mort de sa première épouse Khadidja, son aînée de quinze ans, il multiplie les unions, que ce soit par stratégie politique ou par simple coup de foudre. Cette polygamie succède à une monogamie absolue : Mahomet a en effet été totalement fidèle à Khadidja.
Pourquoi ? La tradition observe là-dessus un silence aussi surprenant que la logorrhée qui lui succédera. Avant que la chronique musulmane sur la vie du Prophète ne devienne aussi érotique qu'un recueil de contes galants, il y eut donc ce blanc. Il mérite qu'on s'y attarde.
Comment l'épouse âgée avait-elle réussi à fidéliser son Prophète pendant vingt-cinq ans ? Toutes les hypothèses sont permises. Personnalité formidable ? Habile dosage d'amour maternant et érotique ? C'est Khadidja qui a choisi Mahomet. Femme d'affaires richissime, deux fois veuve, elle a remarqué le jeune caravanier sans le sou, magnifique, énigmatique. Elle s'est décidée à faire de lui son époux malgré l'opposition de sa famille. Elle enivre son père pour lui dérober son consentement. Manifestement, Khadidja est une superwoman. Sa conduite est résolument moderne. C'est elle qui " porte " Mahomet dans les premiers temps de sa prédication. L'aventure mystique commence sous le règne de Khadidja qui, grâce à sa fortune, le délivre des soucis matériels. Elle affronte avec lui la haine des Mecquois, le soutient dans l'épreuve. Cette relation conjugale d'un quart de siècle reste pourtant nimbée de mystère. Ibn Hanbal rapporte simplement la jalousie de Aïcha vis-à-vis de la défunte. Mahomet lui fera une scène....
# Posté le vendredi 13 février 2009 20:16

MONDE MODERNE JE TE DETESTE

 MONDE MODERNE JE TE DETESTE
tu sais qu'une culture est morte le jour ou tu tape le nom d'une ethnie sur un moteur de recherche et ou au lieux de tomber sur une page qui te parle des traditions , de la culture de cette ethnie , tu tombe sur des hélicoptère de combat, des 4X4, des produits cosmétiques...
Putain de mondialisation , putain de génocide culturel !!!!
putain qu'il ne doit pas être franchement agréable d'être natif américain, nomade nord africain, ou occitan!
Putain qu'il est moche de voir les racines de l'humanité arrachées .....
Putain que ça s'enrage de voir les Hommes formatés sur un modèle prédéfini par le mode de vie de l'américain moyen... les jeans remplacent les tuniques rouges des massai, le big mac prend la place du maffé.....
TRISTE MONDE...
# Posté le samedi 17 janvier 2009 22:21

bric a brac

bric a brac
je n'ecris plus, je n'analyse plus...
degenerecsence neuronale effective, pseudo-amour abrutissant , fatigue mentale chronique, intolerance au claviers, ou manque d'inspiration..... peu importe ce matin il faut quand même que j'ecrive, même mal , même sans grande conviction , quitte même a faire des fautes de styles , a negliger la tournure de mes phrases , je n'ai pas grand eventail de choix , ecrire ou sombrer dans la spirale infernale de mon esprit torturé ou je ne fais que recasser jusqu'a un jour en crever
ce matin je me sens mal , pas plus mal que je ne l'ai deja été , mais les derniers mois de ma vie m'ont tellement trompé en me laissant croire que j'etais intouchable qu'ils avaient presque pu me faire oublier a quel point je pouvai flipper , a quel point certaines choses même banales pouvaient me faire faire des flashbacks effrayants , je me demande si ce n'est pas de la folie de vouloir vivre normalement quand au fond on est soit même pas normale...
c'est horrible de piquer une crise de larmes au bureau , on ne sait jamais justifier ça , on essaie de passer inaperçue ,mais les sanglots sont bien plus difficile a caher que les larmes...
le bonheur est une malediction , il y a des gens qui ne sont pas faits pour être heureux , je dois en faire partie
lassée ou juste fatiguée de fuir je me suis posée , coup de bol ou compensassion pour prejudice moral me poser a été ce qui m'est arrivé de mieux , j'ai retrouvé le sommeil , mais aprés tout ce temps je me retrouve coincée au milieu du temps avec cet horrible monstre invisible qui me serre a la gorge pour me rapeler que la douleur existe et que je ne devrais jamais l'oublier, j'ai beau enfouir mes souvenirs sous une tonne de talc à la rose ils puent toujours autant l'inpunité , ça irais encore si ça ne me bouffai pas l'existance...
trop de tristesse est anti-creatif , trop de liesse l'est aussi , aujourd'hui enfin et depuis quelques mois j'ai pu faire le juste cocktail, deception , espoir, colere, enthousiasme , resignation, excitation , peur, douleur, delectation ,doute, autant de sentiments contradictoires qui font que ce soir j'ai de nouveau quelquechose a dire qui ne soit proche ni de la complainte larmoiyante endeuillé et endeuillante, ni du satisfecit beat qui pue le prozac et le gateau au chocolat
ce que Arte a de magique, ses films , bien qu'elle ne se soit pas faite connaitre grace aux grands classique du septieme art qu'on peut y regarder chaque soir , je reste une grande admiratrice du caractere presque telepathique de ses films, on en a marre , on zappe deseperement en passant sur plein de canaux aussi caustiques pour les yeux que pour les oreils jusqu'au moment ou on tombe sur une chaine, on ne sait pas la quelle a priori , l'eclairage de le scene n'est pas violent, les couleurs des decors sont douces, presques blafardes, et les personnages divinement silencieux, cinq minutes de mutisme et de luminosité reduite, presque un instatnt de paix absolue , et même quand les dialogues reprennent les intonations sont monochordes, les phrases breves, et le merveilleux silence repart pour un tour... du bonheur televisuel , des films dont le generique regorge pour la pluparts d'anonymes, sans grande valeur artistique ou culturelle , mais tellement austères qu'on se demmanderait preque si ce n'est pas un projet du l'unité de psychologie du CNRS qui fait des experimentations sur les insomniaques telephiles.....
chaque années a cette epoque j'ai une sorte de confusion sensoreielle/emotionelle , comme une eclipse, les trajectoires de mes sens et de mes sentiments forment un même axe, tout en etant sur deux orbites differents, un peu confus , et pour cause c'est de confusion qu'il s'agit justement, tout est visceral, aprés des année ou sentiments et souvenirs olfactifs se fendaient pour ne faire qu'un seul bouillon , place maintenant au visuel , et au tactile , le contraste de la douceur d'une caresse qui reveille la douleur d'une morsure sur ma peau dont je contemple presque religieusement la marque..... jusque là que du sensoriel, je m'en delecte , on apprecie le mal quelques fois quand il se fait rassurant et c'est là que du sens nait le sentiment, une position paradoxalement rassurante, un barometre a "tout-va-bien" une envie maladive de chasser le doute et la peur pour continuer a marcher sans trembler, deni ou juste instinct d'auto preservation , personne ne sait au fond, tout le monde s'en fout surtout....
# Posté le jeudi 17 juillet 2008 07:30
Modifié le mercredi 15 octobre 2008 07:05

des chiffres et des lettres

des chiffres et des lettres
ma vie aujourd'hui en quelques chiffres...
54 10 03 08 15 38 01 18
03 semaines depuis que j'ai commencé le travail
54 kg (encore trop mais dejà tellement mieux)
08 jours avant la fin de l'année universitaire ( ouf! ça m'a gavé cette année la fac)
38 la taille de mes jeans ( taille que je n'ai même pas honte de dire a la vendeuse quand je lui demande de me ramener le beauuuuuu levis bootcut en denim brut qui fait des fesses absolutely fabulous)
15 jours avant mon anniversaires ( comme cadeau je veux une île sur l'ocean pacifique, sinon.... faites moi des crepes au poulet ça me ferait plaisir aussi)
18cm la longueur de cheveux dont je me suis debarassé (je me sentai deguisée en pas moi avec les cheveux longs)
01 jours depuis que ma mere est partie passer quelques jours chez sa soeur ( ça me fera des vacances)
10 semaines en couple ( et figurez vous _allez y figurez vous sinon vous allez pas comprendre mdr_ que ça ne m'etouffe même pas encore , au contraire j'aimerais que ça ne finisse jamais)
resultat 100% epanouie
# Posté le mercredi 18 juin 2008 06:32
Modifié le vendredi 20 juin 2008 05:01

c'est etrange comme certaines personnes peuvent changer nos vies , même en n'y faisant qu'un bref passage.
et là je
pense a une personne particuliaire, que je ne nommerais pas, et qui ne se reconnaitera peut-être pas , si je n'ai pas autant compté dans sa vie qu'elle dans la mienne.
Peu
importe, moi , je lui dois enormement, et je lui serais eternellement reconnaissante...
Cet ho
mme fragile qui m'a rendu forte , je ne cesserais sans doute jamais de penser a lui, et pourtant il ne comprend même plus mes subtils messages impreignés de nostalgie.
c'et
ait peut-être un jeu.
si ça l'etait, i
l est trés bon comedien, et même ses fausses emotions m'ont fait verser de vraies larmes.
j'aurais fait n'
importe quoi pour lui , j'aurais même été prête a lui ceder ce qu'il ya de plus cher dans ma vie, ma liberté.
mais lui qu'aurait-il fait po
ur moi?
Rien de vrai, sans doute.
p
ourtant il m'a acoordé du temps, enormement de temps.
peut-être n'avai
t-il rien trouvé de mieux pour vaincre son ennui....
il dit que je l
ui ai beaucoup apporté
si c'est le
cas , pourquoi alors, non content que je l'ai perdu en partie , il me punit en glissant lentement d'entre mes doigts joints.
je l'ai aimé p
ourtant , et je me serais contenté de sa seule sympathie en retour , s'il m'etait impossible d'avoir son amour...
je l'ai aim
é , et c'est peut-être ce qui l'a eloigné, ou son passé trop present , et encore trop douloureux qui continue a le hanter...
J'aurais tellement pr
eféré qu'il ne me fasse pas de promesse qu'il ne pouvait tenir...
et puis
qu'il ne verse pas ses larmes qui m'ont brulé la peau...
elles n'etaient
pas pour moi, j'ai mis du temps a m'en rendre compte...
trop tard , m
on coeur etait deja loin sur le chemin de la désillusion.
je n'avais j
amais ecrit sur lui, j'ecrivais toujours pour lui , des prieres moi qui ne suis pas religieuse , des odes a la vie, ou des complaintes a ses oreilles empathiques; même ma plume lui vouait entiere devotion.
je n'avais jamais ecrit po
ur personne avant lui. Mes mots, ameres, ne s'ecrivaient qu'au passé. Il m'a apprit le present, et me faisait même aimer l'avenir , pourtant du jour au lendemain il a decidé de me priver de lui.
i
l n'a même pas jugé bon de justifier mon chatiment.
pas un adieu,
pas un aurevoir , il avait deja quitté ma vie...
et c'est encore
une page de mon histoire qui se tourne sans même être achevée...
# Posté le dimanche 23 mars 2008 14:39
Modifié le dimanche 23 mars 2008 14:54